L'Agenda Rhénamap
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Terre TV
Film « la mort est dans le pré »
Pour ceux qui pensent que manger Bio n’a pas de sens,
Pour ceux qui n’ont pas encore conscience des dangers de la chimie pour nos organismes et ceux de nos enfants,
Pour ceux qui ne savent pas pourquoi l’eau de pluie ruisselle sans pénétrer la terre et donc sans pouvoir alimenter les nappes phréatiques,
Merci de noter la prochaine diffusion du film « La mort est dans le pré » le 17 avril prochain à 23 h sur France 2.
Présentation du film sur youtube :
Les critères de l’agriculture biologique
Les critères de l’agriculture biologique sont les suivants :
Pour la production végétale :
- Rotations des cultures
- Fertilisation basée sur l’apport d’amendements organiques (notamment fumiers, composts, lisiers)
- Désherbage : utiliser des méthodes telles que le faux-semis, le paillage ; procéder à du désherbage mécanique (herbage, binage, sarclage, buttage, …)
- Protection contre les maladies : choisir des variétés appropriées, utiliser des auxiliaires de contact, …
Pour la production animale :
- Alimentation : Les animaux ont une alimentation végétale, variée, saine et équilibrée issue de l’agriculture biologique. Recherche de l’autonomie alimentaire de l’exploitation.
- Les bovins doivent être nourris pendant au moins 3 mois au lait maternel.
- Une vache se nourrit principalement d’herbe pâturée, de fourrages grossiers complétés de céréales, de protéagineux (ex. : le pois), de son et de luzerne.
- Qualité de vie : Tous les animaux doivent avoir accès à l’extérieur. Ils profitent de conditions de vie adaptées à leurs besoins physiologiques et comportementaux.
- Les prés doivent être équipés d’un abri en cas d’intempéries.
- Les animaux en étable doivent coucher sur de la paille et disposer d’un large espace pour circuler.
- Les étables et abris doivent garantir aération, lumière et confort aux animaux.
- Les méthodes utilisées pour la conduite de l’élevage : monte naturelle ou insémination artificielle sans hormones, âge minimum d’abattage, …
- Soins : L’éleveur bio est toujours attentif au confort et au bien-être des animaux.
- Ils profitent d’un libre accès au pâturage (obligatoire) et d’un espace important à l’intérieur des bâtiments.
- L’éleveur doit toujours préférer les thérapies naturelles (médecine douce, homéopathie, phytothérapie…)
- Dans les situations où les thérapies naturelles se sont avérées inefficaces, seuls deux traitements allopathiques de synthèse (antibiotique et/ou anti-parasitaire) sont autorisés par animal et par an.
Pour la production animale, la conversion simultanée des végétaux (pour l’alimentation du troupeau) et des animaux dure 24 mois.
Le Petit Journal de la Ferme des Dahlias – par Joël Pfauwadel
La Ferme des Dahlias se rapproche actuellement de la logique bio avec :

- Une certaine autonomie fourragère : l’alimentation des animaux est issue en
majorité des productions de la ferme.
Les animaux sont nourris au foin, au regain ou à l’herbe, selon la saison. Ces fourrages sont conduits en méthode biologique et constituent l’essentiel de l’alimentation.
J’ai abandonné l’ensilage de maïs il y a quelques années.
L’implantation de légumineuses permet également de se passer d’apport azote. En outre, sa richesse en protéine est intéressante pour l’alimentation des animaux.
Sur les 40 ha de cultures de vente, 5 sont destinés au troupeau et sont conduits de manière dite « conventionnelle ». La dose chimique du désherbage est revue à la baisse grâce à une intervention précoce et ciblée.
- Le souci de diminuer l’apport d’engrais chimiques : une partie de la fertilisation est ainsi déjà d’origine organique (fumier et lisier porcin). Les prairies (35 ha environ) sont fertilisées avec le lisier de la ferme ou celui d’une ferme porcine située à proximité.
Le souci du bien-être des animaux : large espace en plein air et dans les étables,
possibilité pour les animaux de se coucher dans le foin dans les étables, limitation des
traitements allopathiques. Entre avril à octobre, les vaches sont sorties vers 10h, après la traite du matin, et sont rentrées pour la traite du soir, vers 16h. Elles ressortent ensuite entre 19h et 20h.
Deux projets sont envisagés à la Ferme des Dahlias, pour poursuivre la conversion vers le bio :
Concernant le troupeau de vaches : actuellement, le troupeau est de la race
Prim’Holstein, race laitière par excellence mais qui ne valorise pas le régime herbe/foin.
Elle sera remplacée progressivement par la Simmental, race plus rustique et mieux adaptée à une exploitation herbagère. Autres avantages : si elle produit moins de lait que la race Prim’Holstein, son lait est en revanche plus riche en protéine. De plus, sa viande est appréciée des amateurs.
Concernant les cultures : est envisagé de supprimer l’apport d’engrais chimiques pour les cultures destinées au troupeau, en augmentant l’apport organique (ex : compost). Il est aussi prévu de remplacer le désherbage chimique par le désherbage mécanique.
Avec le soutien des amapiens, j’espère pouvoir me convertir à une agriculture biologique.
Merci à tous,
Joël PFAUWADEL
En savoir plus sur l’exploitation
En savoir plus sur les critères de l’agriculture biologique.
Coup de coeur lecture : L’histoire de la première AMAP

Paru le 15 octobre 2011 sous la plume de Denise Vuillon, ce livre raconte comment la 1ère Amap de France a vu le jour, créée par Daniel Vuillon en 2001.
Il retrace les différentes étapes qui ont jalonné la vie de l’Amap des Olivades et qui ont permis à Daniel et Denise Vuillon de définir des outils permettant à d’autres de créer des Amap.
Vous y trouverez de nombreux témoignages de producteurs et de consom’acteurs en France et ailleurs.
Un livre plein de bons conseils et d’énergie pour poursuivre l’aventure des Amap : « Soutenir les paysans pour se nourrir durablement » !



